Entre Désirs

Fiche technique

  • Moyen Métrage - Drame Musical
  • Réalisation : Christina Palma de Figueiredo
  • Mixage & Sound Design : Fred Ambrosio
  • 30 min - HD Red - 2012

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SYNOPSIS

Chanteuses-comédiennes de notre époque, Adeline et Eva reprennent des succès des années 50 dans le music-hall chez Colette. L’une joue Marylin Monroe, l’autre Rita Hayworth et Jane Russel. Toutes deux ont des vies et des désirs très différents. L’une mariée avec un enfant, l’autre volage, l’une dont le désir au sein de son couple s’est envolé, l’autre ne vivant qu’au travers du désir des autres. A l’occasion d’une représentation de leur spectacle Glamour’s 50, emblème d’un glamour inné et assumé, les désirs et frustrations des artistes vont s’entremêler, formant un entrelacs de désirs, un Entre désirs.

 

LE SON DE ENTRE DÉSIRS

Une passion pour l’univers du music hall a motivé ce film. L’action se déroule dans un cabaret parisien un soir de spectacle , pour les besoin du film un véritable show a été créé . La qualité de ce travail complexe et audacieux plonge le spectateur dans une atmosphère typique de glamour hollywoodien aux accents de divas et crooners. Pour autant le film ne s’arrête pas à un simple exercice de style et développe une vraie dramaturgie, en coulisse les artistes se dévoilent  ainsi le spectateur est invité  devant et derrière la scène.

Les musiques

Comme pour une comédie musicale les scènes chantées et chorégraphiées nécessitent un playback au moment du tournage. La musique diffusée par des hauts parleurs permet aux acteurs de se caler et d’interpréter les chansons de manière quasi identique d’une prise à l’autre. Sans cela il serait impossible de raccorder les plans et de conserver la synchronisation labiale. C’est donc un travail en amont qui a débuté avec l’adaptation et l’enregistrement en studio de 7 chansons interprétées par les comédiens. Des standards des années 50 tel que Cry me a River, I’ve got you under my skin ou encore des chansons inspirées de film fameux tel que l’emblématique Put the blame on mame – Rita Hayworth dans Gilda mais aussi Two little Girls from Little Rock – Marylin Monroe et Jane Menfield dans Les hommes préfèrent les blondes. Le film repose en grande partie sur la qualité de ces chansons qui sont remarquablement bien interprétées.

L’approche acoustique

Je m’intéresse beaucoup à la manière dont les musiques et les sons résonnent en fonction de l’acoustique d’un lieu et  suivant l’endroit où l’on se trouve.  En ce sens le film m’a offert un véritable challenge à relever lors du mixage. L’action se déroule dans 4 lieux  à l’intérieur du cabaret : la salle principale / les coulisses / le corridor / les loges. On y perçoit la musique et le public différemment. Il s’agissait d’avoir une approche très réaliste sachant que le son du spectacle, omniprésent il constitue globalement le son d’ambiance du film. En appliquant des égalisations, des réverbes sur les sons bruts on donne l’illusion d’un son diffusé (chansons, publics, aplauses, interventions au micro). Ainsi dans la grande salle le son est direct, on assiste au spectacle avec le public, j’ai donné un très léger effet sono, et j’ai essayé de donner une résonance correspondant aux dimensions de la salle. Dans les coulisses situées juste derrière la scène, le son est à peine assourdi par le rideau rouge. Tandis que dans le corridor et en loge (à l’étage) on perçoit le son à travers les murs et le sol, l’ambiance est plus feutré et permet une intimité propice à la narration. Outre l’effet de réalisme une difficulté supplémentaire était de ne pas parasiter les dialogues.

L’audience

Un manque de matière sonore dans les rushs nous à conduit à refaire les sons du public, des sons ambiants tel que des présences et des tintements de verres etc…. mais surtout des applaudissements, nombreux dans le film. Ce travail de sound design s’est avéré plus difficile que prévu Il a fallu procéder à de nombreux ajustements pour trouver le son correspondant à la fois au nombre de personnes, à l’acoustique de la salle mais aussi à l’intention plus ou moins exaltée du public. L’ajout de réactions tel que des rires, sifflements, encouragements ont présenté une difficulté supplémentaire. On a un public, français plutôt chic qu’il s’agissait d’animer sans tomber dans un coté comique, caricatural ou vulgaire en utilisant des rires ou sifflement mal placés ou mal choisis.

 

 

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