All We Need

Fiche technique

  • Moyen Métrage - drame - Inde
  • Réalisation : Gianluca Zerialce 3
  • Mixage & Sound design : Fred Ambrosio
  • Langue : Hindi
  • 23 min - HD - 2011

Catégories

 SYNOPSIS

Ce que ressent Kichan pour sa « best friend » est-t-il de l’amour ? Comment expliquer sinon cet étrange désir qui colore ses nuits?; La réponse est enfouie au plus profond du jeune homme qui n’a qu’à taire ses sentiments malencontreux puisque, déjà, se prépare le mariage prestigieux de Pooja avec un prétendant de son rang. Mais dans ce silence imposé par la situation, une manœuvre de Kichan, qui vaut toutes les déclarations, est encore possible. Le jour où est retiré à la banque le pécule de la dote et des noces, il s’engage dans un acte muet mais extrême, aussi risqué que désespéré. Ce matin-là, tout ce qu’il faut pour que Pooja soit définitivement perdue, transite dans une simple valise qui pourrait ne jamais parvenir à destination.

LE SON DE ALL WE NEED

On retrouve toutes les composantes du film bollywood, une histoire mélodramatique où l’héroïne riche est sur le point de se marier selon la coutume du mariage arrangé alors qu’un outsider pauvre l’aime en secret. Ces films sont aussi appellés masala (mélange) en raison de la variété des genres qu’ils proposent: ainsi on trouve des scènes d’action, suspens, violences, culte, type clip musical, ou encore une scène surréaliste. Ce cocktail fait de All We Need une fable vivante et poétique.

L’ aspect documentaire

Tourné dans la région de Dehli cette fiction nous plonge dans l’univers méconnu de l’Inde, on y découvre un panorama de lieux marqués par des ambiances sonores riches et typiques. Cependant en raison d’une trop grande disparité sonore dans les plans montés, les ambiances ont du etre refaite en post prod. L’objectif étant d’être un maximum réaliste pour préserver l’aspect documentaire du film, ce travail à nécessité une phase complexe de sélection et de montage, puis les sons ont été spatialisés sur plusieurs plans (proche, moyen, éloignés, ) pour donner du relief.

Son off – logique diégétique

Outre l’intérêt culturel qu’apporte le réalisme sonore, celui-ci viens également servir la logique diégétique (celle de l’histoire). L’investissement de l’univers hors champ est remarquable dans ce film et on se rends bien compte comment les sons off permettent de raccorder les plans en créant une unité temporelle et géographique au sein d’une séquence. (cf seq de la moto).

Effets cinématographiques

Le son obéi à différentes logiques, culturelle (réalité des lieux) , diégétique (réalité de l’histoire) , mais également cinématographique lorsqu’il interagi avec la forme même du film, le cadrage, les valeurs de plans. Cette démarche nous a conduit a faire de nombreux effets de style, tel que des focalisations consistant à appuyer un changement de plan et de perspective par le son (ex: le cadre est plus serre, le son deviens plus fort). L’intérêt étant de provoquer un effet de réalité il est parfois exagéré volontairement. Certain champ / contre champ sont marqués au son ainsi que des jump cut , ou encore des effets d’anticipation (on entend un son du plan suivant juste avant qu’il arrive.)

Éléments symbolique et sound design

Certain sons sortent du cadre réaliste et logique, il ont une fonction narrative particulières et symbolique à la fois sur le plan culturel de l’inde (La lune, la divinités, le brahmane, les chiens signe d’impureté) mais également dans la dramaturgie du film . Ainsi l’objet du désir (Pooja la Fille) est illustré par le son des bracelets en verre qu’elle porte (bangles). Ce son constitue un élément narratif ponctuel qui interviens à différent moment, Il est associé a des sonorités de windchanges, chimes, menottes, clefs de moto etc… produisant un léger effet onirique. La moto qui symbolise pour le héro le moyen d’accéder à son désir, est qui en réalité est une 125 au moteur poussif, à été grossie et animalisée.

La scène rouge – Le vol

Kichan s’introduit de nuit pour voler l’argent du père. c’est une scène surréaliste qui marque une rupture dans le film, elle bénéficie d’un traitement d’image rouge auquel viendra s’ajouter des effets vidéo. Au son l’objectif était de développer un suspens, une tension, mais également jouer le coté onirique (apparition de la lune, le portrait de la divinité, la chambre de Pooja…. ) or le son devait aussi rester cohérent avec le contexte silencieux de la scène (c’est la nuit, kichan ne fait pas de bruit) on entends seulement les ventilateurs de plafond (omniprésents en indes). C’est donc autour de cet élément que l’ambiance s’articule, j’ai donc assemblé de vrai sons de ventilateurs avec des sons genre hélicoptère basse fréquence généré avec un synthétiseur Waldorf Microwave XT, ses LFO (Oscillateurs basses fréquences) permettent de nuancer le son en créant des ralentissement accélération, et permet aussi de l’assourdir et de changer ça résonance, ou encore d’agir sur le timbre en donnant plus d’air (taux de noise

La séquence moto

Cette séquence riche sur le plan sonore à demandée un mixage très complexe. Le son principal, celui de la moto devait donner une impression de fougue animale puis s’amenuiser à mesure que Kichan entre dans la circulation, là d’autre homme-moto plus sauvage encore entre en concurrence avec lui nous évoquant symboliquement des prétendants au mariage. J’ai utilisé divers son de moto grosses cylindrées, d’accélérations mixées avec des bruits d’animaux (éléphants, fauves). D’autre part la difficulté principale tenait au fait que le son de la moto devait paraitre continu d’un plan à l’autre (en évident les sauts de régime moteur) et en gardant une cohérence à l’image (quand la moto accélère ou ralenti le son change).

Cette scène est filmée en mouvement depuis un autre véhicule, on suit Kichan à travers Dehli, et cela induit une approche des ambiances dynamiques. Pour récréer cette impression de déplacement, aucun son ambiants ne joue à volume constant, il faut anticiper les éléments qui vont d’entrer dans le champ et gérer leur éloignements (les nombreux véhicules que l’on croise plus les éléments de la rue, fanfare etc… L’impression de vitesse est accentuée par des woosh discrets.

A toute cette complexité s’ajoute un dialogue au téléphone entre Pooja (avec une voix téléphone Lo-Fi) et Kichan qui parle dans son casque avec une voix assez étouffée. Toute la difficulté est de garder l’intelligibilité avec des voix détimbrées et dans un passage très chargé et complexe.

SELECTIONS

  • Clermont Ferrant festival du film court – 2014
  • Tirana Film Festival – 2013
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