Le Trophée de Pompée

Fiche technique

  • Documentaire Muet sonore
  • Réalisation : George Castellvi & Marc Azéma
  • Production : Passé Simple
  • Mixage & Musiques : Fred Ambrosio
  • 15min -HD - 2014
  • www.passesimple.net
  • www.vertex-factory.com

SYNOPSIS

Le trophée de Pompée, est un monument triomphal élevé « au sommet des Pyrénées » (Summus Pyrenaeus), à la jonction des voies Domitienne et Augustéenne, au col de Panissars sur la commune du Perthus. Il marquait dans l’Antiquité la frontière entre la Gaule et l’Hispanie. Il est ainsi localisé par Salluste, Strabon, Pline l’Ancien, Dion Cassius et Exuperantius.

A PROPOS

La recherche des monuments élevés par Pompée et César dans les Pyrénées – trophée pour le premier, autel pour le second – aura duré plusieurs siècles. D’abord pour des raisons de politique territoriale : l’implantation de ces deux monuments prestigieux à la frontière de la Gaule et de l’Hispanie justifiait, aux yeux de beaucoup d’intellectuels des XVIe et XVIIe s., la frontière de la France et de l’Espagne ; ensuite, à partir du XVIIIe s., cette quête fut essentiellement d’ordre historique. Les propositions de localisation en ont été nombreuses : Corbières d’abord, puis Côte Vermeille ou Albères et Vallespir (Les Cluses, Le Perthus, Bellegarde, Panissars…). Finalement, le monument de Pompée a été retrouvé à l’endroit le plus logique : au principal passage transpyrénéen de l’Antiquité, le summum Pyrenaeum ou «sommet des Pyrénées» des Anciens. Nous savions grâce aux textes d’auteurs grecs et latins (Salluste, Strabon, Pline l’Ancien, Dion Cassius, Exuperantius) que Pompée érigea un imposant trophée, à la limite de la Gaule et de l’Hispanie, en 71 av. J.-C., au retour victorieux de ses campagnes en Hispanie contre les Romains Sertorius et Perpenna et leurs alliés espagnols révoltés contre le Sénat Romain.

Il en subsiste aujourd’hui deux importants soubassements parallélépipédiques, de hauteur inégale, taillés dans le rocher de part et d’autre du franchissement de la voie ; celui de l’est a conservé une partie de son habillage en béton de mortier (opus caementicium) ainsi que quelques blocs des fondations de son parement en grès, assemblé en appareil pseudo-isodome à assises alternées de carreaux et boutisses. Les fondations des deux soubassements atteignent au sol entre 30,76 et 30,91 m de long pour une largeur comprise entre 15,53 et 16,06 m ; l’ensemble des fondations, soubassements et passage de la voie compris, couvre ainsi une aire de 36,70 X 30,84 m. A l’angle sud-ouest des fondations du soubassement oriental, en fond de tranchée, a été mise au jour une croix gravée à 0,50/0,55 m, repère probable des limites du monument en élévation. Si l’on retranche cette mesure pour chaque angle du monument nous obtenons alors de nouvelles dimensions (35,70 X 29,74 m) très proches du rapport classique de 120 X 100 pieds romains (1 pied = 0,2963 m) soit 35,55 X 29,63 m.

Selon Dion Cassius (auteur grec du IIe-IIIe s.après J.-C.), César passa au même endroit (49 av. J.-C.), respecta l’édifice grandiose de son rival, et se contenta de faire bâtir un simple autel, probablement dédié à Vénus. A l’heure actuelle, aucun indice majeur ne permet de localiser ce monument avec certitude. Le trophée demeura certainement peu de siècles en élévation, probablement deux, s’effondrant pour une raison inconnue (tremblement de terre, érosion éolienne des murs porteurs… ?). Il est vraisemblable de penser que le site servit ensuite de carrière de matériaux pour la construction et la restauration des forteresses des Cluses, entre le IIIe et le début du Ve s. ap. J.-C. Les vestiges sont aujourd’hui visibles sous les ruines du prieuré médiéval de Sainte-Marie, au col de Panissars (Le Perthus, Pyr.-Or.). Source George Castellvi

 

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